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LA SÉCURITÉ COGNITIVE : CADRES, ENJEUX ET DÉFIS

M. GUIDÈRE. Professeur des Universités. Directeur de recherches à l’INSERM

Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, France.

Résumé : Cet article examine le concept de sécurité cognitive au sein des environnements numériques actuels, en se concentrant sur la protection de l’intégrité psychique, des processus de délibération et de l’économie attentionnelle. En mobilisant des cadres d’analyse issus de la santé mentale, de la psychologie comportementale et de la cybersécurité, il met en évidence les vulnérabilités structurelles induites par l’ingénierie sociale de précision, les interfaces manipulatoires (Dark Patterns) et la surcharge informationnelle. L’analyse souligne les menaces associées à l’exploitation systémique de ces failles cognitives, notamment la fatigue décisionnelle, la paralysie analytique, l’émergence de la menace interne et l’instrumentalisation stratégique de l’anxiété géopolitique.

L’article explore également les défis posés par la dérégulation des marchés de l’information et la banalisation de la fraude synthétique, en montrant comment ces phénomènes fragilisent la sécurité épistémique et l’intégrité du débat démocratique. Enfin, il propose un cadre stratégique de résilience, articulant l’adoption d’un paradigme de conception protectrice (Secure-by-Design), la systématisation de l’hygiène cognitive et la mise en œuvre d’audits de maturité cognitive. L’ensemble vise à contribuer au passage d’une posture défensive réactive à une culture proactive d’écosystèmes numériques salutogènes, indispensables à l’acceptabilité sociale et politique de la révolution cognitive associée à l’intelligence artificielle.

Mots clés : Sécurité cognitive, économie de l’attention, ingénierie sociale, hygiène cognitive, vulnérabilité cognitive, résilience organisationnelle, audit cognitif, neurodroits.

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Abstract: This article examines the concept of cognitive security within current digital environments, focusing on the protection of mental integrity, deliberation processes, and the attention economy. Drawing on analytical frameworks from mental health, behavioral psychology, and cybersecurity, it highlights the structural vulnerabilities induced by precision social engineering, manipulative interfaces (Dark Patterns), and information overload. The analysis underlines the threats associated with the systemic exploitation of these cognitive vulnerabilities, notably decision fatigue, analytical paralysis, the emergence of the insider threat, and the strategic instrumentalization of geopolitical anxiety.

The article also explores the challenges posed by the deregulation of information markets and the normalization of synthetic fraud, demonstrating how these phenomena weaken epistemic security and the integrity of democratic debate. Finally, it proposes a strategic framework for resilience, articulating the adoption of a protective design paradigm (Secure-by-Design), the systematization of cognitive hygiene, and the implementation of cognitive maturity audits. The overall aim is to contribute to the transition from a reactive defensive posture to a proactive culture of salutogenic digital ecosystems, which are essential to the social and political acceptability of the cognitive revolution associated with artificial intelligence.

Keywords: Cognitive security, attention economy, social engineering, cognitive hygiene, cognitive vulnerability, organizational resilience, cognitive audit, neurorights.

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LA SOUVERAINETÉ COGNITIVE À L'HEURE DE L'IA ET DES GRANDS MODÈLES DE LANGAGE (LLM)

M. GUIDÈRE. Professeur des Universités. Directeur de recherches à l’INSERM

Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, France.

Résumé : Cet article examine la notion de souveraineté cognitive à l’ère de l’intelligence artificielle générative, en se concentrant sur l’impact des grands modèles de langage sur les processus mentaux individuels et collectifs. En mobilisant des apports issus des sciences cognitives, des neurosciences, des sciences du langage et des sciences sociales, il met en évidence les transformations profondes induites par ces technologies dans les modalités de raisonnement, de décision, de créativité et de formation des opinions. L’analyse souligne les risques associés à la délégation cognitive, notamment la dépendance fonctionnelle, l’atrophie de l’engagement neuronal, la dette cognitive et la perte progressive d’autonomie décisionnelle.

L’article explore également les dynamiques d’influence, de manipulation algorithmique et de guerre cognitive, en montrant comment les LLM peuvent être intégrés à des stratégies de polarisation, de désinformation et de déstabilisation démocratique. Enfin, il propose un cadre conceptuel pour penser la souveraineté cognitive comme une stratégie nationale, articulant protection des neurodroits et renforcement des capacités critiques par l’éducation. L’ensemble vise à contribuer à une réflexion critique sur les conditions de préservation de l’autonomie mentale dans un environnement technologique en mutation rapide.

Mots clés : Souveraineté cognitive, intelligence artificielle générative, grands modèles de langage, dépendance cognitive, influence algorithmique, neurodroits, démocratie, guerre cognitive.

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Abstract:

COGNITIVE SOVEREIGNTY IN THE AGE OF AI AND LARGE LANGUAGE MODELS (LLMs)

M. GUIDÈRE. University Professor. Research Director at the INSERM

Abstract: This article examines the concept of cognitive sovereignty in the era of generative artificial intelligence, with a particular focus on the impact of large language models on individual and collective mental processes. Drawing on contributions from cognitive science, neuroscience, language sciences, and the social sciences, it highlights the profound transformations induced by these technologies in modes of reasoning, decision making, creativity, and opinion formation. The analysis emphasizes the risks associated with cognitive delegation, including functional dependency, reduced neural engagement, cognitive debt, and the gradual erosion of decision making autonomy.

The article also explores dynamics of influence, algorithmic manipulation, and cognitive warfare, showing how large language models can be integrated into strategies of polarization, disinformation, and democratic destabilization. Finally, it proposes a conceptual and normative framework for understanding cognitive sovereignty as a national strategy, combining legal regulation, protection of neurorights, and the strengthening of critical capacities through education. The overall objective is to contribute to a critical reflection on the conditions required to preserve mental autonomy within a rapidly evolving technological environment.

Keywords: cognitive sovereignty, generative artificial intelligence, large language models, cognitive dependency, algorithmic influence, neurorights, democracy, cognitive war.

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L'ANXIÉTÉ GÉOPOLITIQUE  : ENJEUX ET DÉFIS POUR L'AVENIR

M. GUIDÈRE. Professeur des Universités. Directeur de recherches à l’INSERM

Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, France.

Résumé :

Résumé : Cet article analyse le renseignement médico-sanitaire comme une fonction stratégique dans un contexte de reconfiguration géopolitique. Il se concentre sur l’intégration progressive des dimensions de santé publique et de santé mentale dans les logiques de sécurité nationale, à la faveur de deux tournants majeurs que constituent la pandémie et la guerre en Ukraine. En mobilisant des cadres issus de la santé mentale, des sciences cognitives et des études stratégiques, il met en évidence la transformation des vulnérabilités sanitaires en objets géopolitiques, ainsi que l’apparition de nouvelles formes d’insécurité liées à l’anxiété géopolitique et à la saturation informationnelle.

L’analyse souligne le rôle central des dynamiques psychocognitives dans les stratégies actuelles d’influence, en montrant comment les biais cognitifs, les émotions collectives et les traces numériques deviennent des leviers d’action dans la guerre cognitive.

À partir d’une étude comparative, l’article met en lumière deux configurations distinctes. D’une part, une exposition diffuse et peu régulée, caractérisée par une fragmentation des représentations et une forte vulnérabilité aux phénomènes de polarisation. D’autre part, une approche centralisée fondée sur la maîtrise des infrastructures informationnelles et la régulation des flux cognitifs, visant à stabiliser les perceptions et à orienter les dynamiques collectives.

L’article examine également les implications de l’essor des intelligences artificielles dans l’industrialisation des opérations de manipulation cognitive, en insistant sur les risques de capture attentionnelle, de désorientation informationnelle et de démobilisation psychologique. Il met en évidence la nécessité de développer des capacités d’analyse avancées, notamment à travers l’exploitation de données massives et la modélisation des états mentaux collectifs, afin d’anticiper les vulnérabilités et de renforcer la résilience des sociétés.

Enfin, il propose un cadre stratégique articulé autour de la défense et de la souveraineté cognitives, intégrant l’aguerrissement psychologique, la protection des données comportementales, la maîtrise des infrastructures technologiques et le développement d’une culture d’hygiène cognitive. L’ensemble vise à accompagner la transition vers des modèles de gouvernance capables de concilier ouverture informationnelle, autonomie de jugement et sécurité mentale dans des environnements marqués par l’incertitude et la compétition informationnelle.

Mots clés : Renseignement médico-sanitaire, anxiété géopolitique, guerre cognitive, santé mentale, vulnérabilité cognitive, souveraineté cognitive, résilience collective, intelligence artificielle, sécurité épistémique.

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Abstract: This article analyzes medical intelligence as a strategic function within a context of geopolitical reconfiguration. It focuses on the progressive integration of public health and mental health dimensions into national security frameworks, driven by two major turning points: the pandemic and the war in Ukraine. Drawing on analytical frameworks from mental health, cognitive science, and strategic studies, it highlights the transformation of health vulnerabilities into geopolitical objects, as well as the emergence of new forms of insecurity related to geopolitical anxiety and information saturation.

The analysis emphasizes the central role of psychocognitive dynamics in contemporary influence strategies, showing how cognitive biases, collective emotions, and digital traces become operational levers in cognitive warfare.

Based on a comparative approach, the article identifies two distinct configurations. On the one hand, a diffuse and weakly regulated exposure characterized by fragmented representations and a high vulnerability to polarization dynamics. On the other hand, a centralized approach grounded in the control of informational infrastructures and the regulation of cognitive flows, aimed at stabilizing perceptions and shaping collective dynamics.

The article also examines the implications of the rise of artificial intelligence in the industrialization of cognitive manipulation operations, highlighting the risks of attention capture, informational disorientation, and psychological demobilization. It underscores the need to develop advanced analytical capabilities, particularly through the exploitation of large-scale data and the modeling of collective mental states, in order to anticipate vulnerabilities and strengthen societal resilience.

Finally, it proposes a strategic framework structured around cognitive defense and sovereignty, integrating psychological preparedness, the protection of behavioral data, the control of technological infrastructures, and the development of a culture of cognitive hygiene. The overall objective is to support the transition toward governance models capable of reconciling informational openness, autonomy of judgment, and mental security in environments shaped by uncertainty and informational competition.

Keywords: Medical intelligence, geopolitical anxiety, cognitive warfare, mental health, cognitive vulnerability, cognitive sovereignty, collective resilience, artificial intelligence, epistemic security.

 

Réf. Livre : GUIDÈRE M. (2025). L’ANXIÉTÉ GÉOPOLITIQUE: Comprendre et agir dans un monde incertain.

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LA TRADUCTION EST MORTE, VIVE LA TRADUCTION !

Pr. Mathieu GUIDERE1,2

 1 Université de Paris 8, 2 Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM, France)

Résumé :

Cet article explore la révolution de la traduction générative à l’ère de l’intelligence artificielle (IA), en analysant tant ses fondements théoriques que ses implications pratiques. Après avoir défini la traduction générative à l’ère de l’IA générative, l’auteur détaille comment ces technologies transforment le rôle du traducteur, désormais positionné comme expert en post-édition et gestion de projets hybrides. S’appuyant sur des exemples concrets, il met en lumière les atouts – tels que la gestion des contextes complexes et la production de rendus créatifs – ainsi que les limites, notamment en termes de gestion des nuances culturelles et de biais inhérents aux données d’entraînement.

L’article propose également une classification des modèles de traduction générative et illustre la redéfinition du concept d’équivalence, qui passe d’une correspondance absolue à une approche nuancée de la similarité sémantique et stylistique. Enfin, l’auteur interroge et repense les dichotomies classiques de la traductologie (théorie versus pratique, traduisible versus intraduisible, art versus science, auteur versus traducteur, etc.) et revisite les théories de la traduction – notamment l’approche interprétative du sens et la théorie du skopos – à la lumière des avancées de l’IA, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour une traductologie plus intelligente.

Mots-clés : Traductologie, traduction générative, intelligence artificielle, modèles de traduction, post-édition, équivalence, dichotomies, théorie interprétative du sens, théorie du skopos.

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What is Generative Translation ? State of the Art and Perspectives.

Prof. Mathieu GUIDERE1,2

 1 University of Paris 8, 2 National Institute of Health & Medical Research (INSERM, France)

Abstract:

This article explores the revolution of generative translation in the era of artificial intelligence (AI), analyzing both its theoretical foundations and practical implications. After defining generative translation within the context of generative AI, the author details how these technologies are transforming the role of the translator, who is now positioned as an expert in post-editing and the management of hybrid projects. Drawing on concrete examples, the article highlights the strengths—such as handling complex contexts and producing creative renderings—as well as the limitations, particularly regarding the management of cultural nuances and biases inherent in training data.
The article also proposes a classification of generative translation models and illustrates the redefinition of the concept of equivalence, shifting from an absolute correspondence to a nuanced approach to semantic and stylistic similarity. Finally, the author questions and rethinks classic dichotomies in translation studies (theory versus practice, translatable versus untranslatable, art versus science, author versus translator, etc.) and revisits translation theories—particularly the interpretative theory of meaning and the skopos theory—in light of AI advances, thereby opening up new perspectives for a smarter translation studies discipline.

Keywords: Translation studies, generative translation, artificial intelligence, translation models, post-editing, equivalence, dichotomies, interpretative theory of meaning, skopos theory.

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Linguistique prédictive, Langage intérieur et Santé mentale

Pr. Mathieu GUIDERE1,2

 1 Université de Paris 8, 2 Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM, France)

Résumé:

La linguistique prédictive est un domaine en pleine expansion, à l’interface des sciences du langage, des sciences cognitives et de l’intelligence artificielle, centré sur la manière dont les humains et les machines utilisent des processus prédictifs pour traiter et produire du langage. Cette discipline se distingue par son approche proactive mettant l’accent sur les mécanismes internes qui permettent d’anticiper des structures linguistiques à venir. Elle explore les processus sous-jacents à tous les niveaux du langage — morphologique, syntaxique, sémantique, pragmatique, etc. — et vise à comprendre comment ces prédictions influencent la production et la compréhension du discours.

L’objectif principal de la linguistique prédictive est de modéliser les mécanismes cognitifs pour mieux comprendre comment le cerveau traite le langage, mais aussi pour développer des modèles capables de générer, prédire et comprendre le langage de manière similaire à la cognition humaine. En se concentrant sur le langage intérieur et les mécanismes cognitifs qui permettent de prédire les structures linguistiques à différents niveaux, la linguistique prédictive vise à créer des modèles de langage capables de reproduire ces capacités prédictives. Ce faisant, elle pourrait révolutionner le traitement automatique du langage naturel et ouvrir la voie à l’intelligence artificielle générale, capable d’une conscience linguistique similaire à celle des humains.

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Predictive Linguistics, Inner Speech & Mental Health

Prof. Mathieu GUIDERE1,2

 1 University of Paris 8, 2 National Institute of Health & Medical Research (INSERM, France)

Abstract:

Predictive linguistics is a growing field at the interface of language sciences, cognitive sciences, and artificial intelligence, focusing on how humans and machines use predictive processes to process and produce language. This discipline is distinguished by its proactive approach, emphasizing the internal mechanisms that allow us to anticipate future linguistic structures. It explores the underlying processes at all levels of language—morphological, syntactic, semantic, pragmatic, etc.—and aims to understand how these predictions influence the production and comprehension of discourse.

The main goal of predictive linguistics is to model cognitive mechanisms to better understand how the brain processes language, but also to develop models capable of generating, predicting, and understanding language in a manner similar to human cognition. By focusing on inner speech and the cognitive mechanisms that allow us to predict linguistic structures at different levels, predictive linguistics aims to create language models capable of reproducing these predictive capabilities. In doing so, it could revolutionize natural language processing and pave the way for artificial general intelligence, capable of linguistic awareness similar to that of humans.

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LE CONTINUUM DE LA VIOLENCE : DE LA VICTIME À L’AUTEUR

M. GUIDÈRE. Professeur des Universités (Paris 8). Directeur de recherches à l’INSERM

Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, France.

Résumé :

L’analyse de la violence peut être abordée sous différents angles, notamment ceux de la psychocriminologie et de la psychotraumatologie. Ces deux perspectives offrent des éclairages complémentaires qui permettent de mieux comprendre les mécanismes et les impacts de la violence.

En effet, la psychocriminologie se concentre sur l’étude des comportements criminels en s’intéressant aux facteurs psychologiques qui peuvent conduire un individu à commettre des actes violents. Elle examine également les motivations, les traits de personnalité, les troubles mentaux et les influences environnementales qui peuvent jouer un rôle dans le passage à l’acte violent. En identifiant ces facteurs, son objectif est de développer des stratégies de prévention et d’intervention pour réduire la violence.

La psychotraumatologie, quant à elle, se concentre sur les conséquences psychologiques de l’exposition à des événements traumatiques, incluant la violence sous toutes ses formes. Elle étudie les réactions émotionnelles et comportementales des victimes, telles que le stress post-traumatique, l’anxiété, la dépression, ou encore les troubles du sommeil. Elle s’intéresse également aux mécanismes de résilience et aux stratégies d’adaptation que les personnes peuvent développer pour surmonter le traumatisme. En étudiant ces réactions, elle aide à élaborer des interventions thérapeutiques adaptées pour soutenir les victimes dans leur processus de guérison.

En combinant ces deux perspectives, on obtient une vision plus complète de la violence. La psychocriminologie aide à comprendre pourquoi et comment la violence se produit, tandis que la psychotraumatologie éclaire sur ses conséquences et sur la manière dont les victimes peuvent être impactées et soutenues. Cette complémentarité permet de développer des stratégies de prévention plus efficaces, en agissant à la fois sur les facteurs de risque chez les auteurs potentiels et en renforçant la résilience des victimes potentielles. Elle informe également les politiques publiques en matière de sécurité, de justice et de santé mentale, en mettant en exergue l’importance d’une approche intégrée pour lutter contre la violence et ses effets.

Mots-clés : Violence, cycle, psychocriminologie, psychotraumatologie, marqueurs, langage, intelligence artificielle.

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Abstract:

The analysis of violence can be approached from different perspectives, including psychocriminology and psychotraumatology. These two perspectives offer complementary insights that allow for a better understanding of the mechanisms and impacts of violence.

Psychocriminology focuses on the study of criminal behavior by examining the psychological factors that can lead an individual to commit violent acts. It also examines the motivations, personality traits, mental disorders, and environmental influences that can play a role in the transition to violent acts. By identifying these factors, its goal is to develop prevention and intervention strategies to reduce violence.

Psychotraumatology, on the other hand, focuses on the psychological consequences of exposure to traumatic events, including violence in all its forms. It studies the emotional and behavioral reactions of victims, such as post-traumatic stress, anxiety, depression, and sleep disturbances. She is also interested in the resilience mechanisms and coping strategies that individuals can develop to overcome trauma. By studying these reactions, she helps develop tailored therapeutic interventions to support victims in their healing process.

Combining these two perspectives provides a more comprehensive view of violence. Psychocriminology helps understand why and how violence occurs, while psychotraumatology sheds light on its consequences and how victims can be impacted and supported. This complementarity allows for the development of more effective prevention strategies, both by addressing risk factors in potential perpetrators and strengthening the resilience of potential victims. It also informs public policies in the areas of security, justice, and mental health, highlighting the importance of an integrated approach to combating violence and its effects.

Keywords: Violence, cycle, psychocriminology, psychotraumatology, markers, language, artificial intelligence..

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Réf. GUIDÈRE M. (2025). Le Coninuum de la violence : de la victime à l'auteur. In Exitser dans la fragilité (coord. F. Peinaud), Les Éditions Ovadia, 2025, pp.69-98.

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 Articles archivés :

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Évaluation psycholinguistique des effets du confinement. JARHSS. 2020. Vol 2. N1.

 

La pandémie vue par les Arabes : de la peste noire à la covid-19. JARHSS. 2020. Vol 1. N3. DOI:10.36177/26777193.2020.0103

Psycholinguistique et santé mentale : Fondements et méthodes. JARHSS. 2020. Vol 1. N1.

Évaluation psychocriminologique du risque de violence. JARHSS. 2019. Vol 3. N3.

 

Islamisation, désislamisation, réislamisation : trois concepts pour comprendre l’évolution de l’islam. JARHSS. 2019. Vol 2. N3. DOI:10.36177/26777193.2019.0203

Évaluation psycholinguistique du délire mystique. JARHSS. 2019. Vol 1. N2.

Mesures de la victimisation des victimes du terrorisme. JARHSS. 2019. Vol 2. N2.

Les Obsessions des personnes radicalisées : Etude de cas. JARHSS. 2019. Vol 1. N1.

L’Expression de la haine sur les réseaux. JARHSS. 2018. Vol 1. N1.

Linguistique clinique et santé mentale : Application des protocoles verbaux aux troubles de la personnalité. JARHSS. 2018. Vol 3. N1. 

 

Humanités numériques et santé mentale : la prise en compte de la parole. JARHSS. 2018. Vol 3. N2. DOI:10.36177/26777193.2018.0302

La Prise en compte des verbalisations psychotraumatiques : Méthodologie et outils. JARHSS. 2018. Vol 2. N2.

 

Islamisme et totalitarisme : mise en perspective historique et idéologique. JARHSS. 2017. Vol 3. N2. DOI:10.36177/26777193.2017.0302

Apprentissage machine sur les données textuelles du terrorisme. JARHSS. 2017. Vol 1. N1.

La Modélisation des influences idéologiques sur les réseaux sociaux. JARHSS. 2016. Vol 1. N1.